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eScholarship
Open Access Publications from the University of California

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« Rien de plus cher que la chanson grise / Où l'Indécis au Précis se joint. »

— Paul Verlaine, Art poétique, 1884

Volume 1, Issue 1, 2019

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Articles

Geographical and Temporal Exile in Maryse Condé's I, Tituba and Tales from the Heart

Current scholarly discussion defines exile in geographical and cultural terms, characterizing exile as something experienced by individuals separated from their homeland or culture. In her novel I, Tituba: Black Witch of Salem, Maryse Condé describes exile in a way that subverts this binary. Tituba is born on Barbados and taken to Salem, Massachusetts. While there, she rejects the two cultural identities available to her—American and African. Instead, she identifies herself in geographical terms with the island of Barbados. Geographical theories of exile would expect Tituba’s feelings of exile to end when she returns to Barbados; however, my reading of I, Tituba suggests that her exile is also temporal in nature. Tituba longs for a future Barbados in which black people are free of white supremacy. This experience of temporal exile is further reflected in Condé’s memoir Tales from the Heart, in which Condé describes her parents’ alignment with French culture, despite not truly belonging thereto. Ultimately, my reading of Condé’s works adds a layer of complexity to existing discussions of exile in African diasporic fictional works.

L'argot et l'assimilation des maghrébins en France

L’assimilation des immigrés est une question pertinente partout aujourd’hui. En France, l’idée de l’universalisme souligne l’assimilation des immigrés dans la culture française. On peut investiguer la langue pour comprendre comment cette assimilation se passe. L’arabe est la langue parlée par la majorité des immigrés du Maghreb, qui représentent presque d’un tiers de la population migrante en France en 2000. Cette étude se concentre sur le point de rencontre entre l’arabe et l’argot français pour mieux comprendre l’assimilation des immigrés maghrébins dans la culture française. En investiguant l’immigration maghrébine, la langue et la culture des immigrés d’origine maghrébine de plusieurs générations et la musique composée par les musiciens d’origine maghrébine, cette étude fait l’argument que les jeunes d’origine maghrébine en France utilisent la langue, spécifiquement l’argot, pour créer leur propre identité, identité qui existe entre la culture française et la culture maghrébine. Bien que l’arabe contemporain soit bien intégré dans l’argot français, les immigrés maghrébins et leurs descendants ne sont que partiellement assimilés dans la société française.

Les féministes musulmanes en France et le voile islamique : un débat contentieux

Presque rien n’est plus controversé en France aujourd’hui que le voile musulman. Depuis 1989, des factions sont pour et contre son interdiction. L’interdiction du voile soulève des différences d’opinion sur de grands sujets de société : l’intégration, le racisme, les principes de laïcité et le féminisme moderne. Les voix des femmes musulmanes elles-mêmes ont eu du mal à se faire entendre dans ce débat. Dans cet article, je décris les débats autour du voile au sein des organisations et des personnes musulmanes et féministes en France qui militent pour ou contre l’interdiction du voile. D’abord je montre comment le voile a divisé les musulmanes qui s’identifient en tant que féministes en créant deux grandes conceptions du féminisme : le féminisme musulman et le féminisme islamique. Les femmes qui soutiennent le féminisme musulman sont largement laïques et veulent « sauver » les autres musulmanes de l’oppression. De l’autre côté, les féministes islamiques sont plus disposées à utiliser la religion et clament la liberté des femmes de porter le voile ; pour ces dernières, l’interdiction du voile est une forme de néocolonialisme, de racisme et de sexisme. Cet essai explique les différents points de vue des féministes musulmanes sur cette controverse.